l interview  (interview) posté le vendredi 04 août 2006 15:31


FABLES D'UNE RECONSTRUCTION


Interviewer: Robert Sandall
Interviewé: David Gilmour, Nick Mason, Rick Wright & Peter Jenner
Parution: Mojo Magazine, mai 1994.



A l'extérieur, des spectateurs. A l'intérieur, des choses étranges se passent. David Gilmour, Nick Mason et Rick Wright revivent la créative maturation de 12 albums du Floyd.

 

The Piper At The Gates Of Dawn

   Comme le Sergent Pepper's des Beatles, le premier album du Floyd fut une contribution mémorable à l'Eté de l'Amour. Début 1967, Pink Floyd pénétra dans les studios EMI d'Abbey Road avec une pile d'étranges chansons à propos de gnomes, d'épouvantails et de vélos, des chansons simples qui n'ont pas grand chose à voir avec les longs jams hallucinés qui les ont rendu célèbres. Norman Smith qui fut ingénieur du son pour les Beatles, était leur producteur.

NM (Nick Mason) : On nous a imposé Norman Smith, sans discussion possible. Joe Boyd, notre premier producteur a vu l'histoire continuer sans lui. Norman tenait absolument à nous faire sonner comme un classique groupe de rock. C'était un peu comme avec George Martin, une influence très utile. Mais je pense que Joe aurait donné plus de libertés à Syd. Nous avons passé 3 mois à l'enregistrer, ce qui était long pour cette époque. Les groupes avaient l'habitude de finir un album en une semaine, avec des musiciens de studio pour jouer les parties difficiles. Du fait que les Bearles prenaient leur temps pour enregistrer Sergent Pepper's dans le studio d'à côté, EMI a pensé que c'était la nouvelle façon de faire des disques. Nous les avons rencontrés une fois, quand ils enregistraient Lovely Rita. C'était un peu comme rencontrer la famille royale.

PJ (Peter Jenner) : Norman était l'homme parfait pour vendre des disques. Il a très bien compris que Syd pourrait écrire de très bonnes chansons pop. Si nous avions sorti en disque ce que nous jouions sur scène il ne s'en serait vendu aucun. La seule chanson à reproduire l'ambiance des concerts était Interstellar Overdrive. Ils l'ont jouée deux fois, la deuxième a été enregistrée par dessus la première. Ils ont doublé la piste. Pourquoi ? Et bien ca sonne vraiment très bizarre, non ? Cette sonorité puissante et tous ces sons percutants de batterie.

 

A Saucerful Of Secrets

   La phase 1 de Pink Floyd était déjà en décrépitude début 1968, quand ils commencèrent à travailler sur leur second album. Pendans le déroulement des enregistrements Syd Barrett a été écarté au profit du petit nouveau, David Gilmour. Pressentant incorrectement la fin, les managers Peter Jenner et Andrew King ont quitté le navire.

PJ : C'était vraiment très stressant d'attendre que Syd vienne avec les chansons pour le deuxième album. Tout le monde l'attendait, et il n'a pas pu le faire. Jugband Blues est une chanson très triste, le témoignage d'une dépression nerveuse. La dernière chanson que Syd écrivit pour le Floyd, Vegetable Man, était faite pour ces sessions mais ça n'a jamais abouti. Il l'a écrite dans ma maison ; c'est juste une description de ce qu'il porte. C'est très troublant. Roger l'a écartée de l'album car elle était trop sombre, et c'est vrai qu'elle l'est. Ca ressemble à des éclairs de conscience.

RW (Rick Wright) : J'ai fait le morceau qui donne son nom à l'album et je me rappelle de Norman disant, "Vous ne pouvez pas faire ça c'est trop long. Vous devez écrire des chansons de 3 minutes." On était assez insolents en fait et on lui a dit "si tu veux le produire, vas-t-en." Une bonne attitude je pense.

DG (David Gilmour) : Je me rappelle que Nick et Roger ont dessiné A Saucerful Of Secrets comme un diagramme architectural, avec une structure dynamique, comme n'importe quelle sorte de forme musicale, avec des crêtes et des creux. Voila de quoi il s'agissait. Ca n'était pas de la musique qui venait de la beauté ou de l'émotion. Il n'y a jamais eu de scénario. Cependant, les années qui suivirent, nous avons reçu des lettres de gens disant ce que cela signifiait pour eux. Des scripts de film aussi parfois.

 

Ummagumma

   Double album transitoire de 1969, Ummagumma était composé à moitié d'enregistrements live et de morceaux individuels. La pochette d'Hypgnosis était bien plus saisissante que la plupart de la musique, qui traîne en longueur, ne prenant vie que sur l'effrayant et sombre classique Careful With That Axe Eugene, la première d'une longue série de chansons sur la folie.

NM (Nick Mason) : Ca n'avait rien d'un album de groupe. La partie live sonne incroyablement vieillotte maintenant, bien que le fait que Pink Floyd joue au Mother's de Birmingham était considéré comme un évenement à l'époque. On recherchait de nouvelles façons de faire un album, cependant je pense que cela démontre que le tout est toujours meilleur que nos individualités. Les gens d'EMI étaient très étroits d'esprit. C'était encore dirigé par des gars en costards blancs. Un manager de studio m'a empêché d'éditer mes propres enregistrements parce que sois disant je ne faisais pas vraiment partie du groupe.

DG : Je n'avais jamais rien écrit avant. Je suis juste allé dans le studio et j'ai commencé a faire des choses par ci par là et j'ai rassemblé tous ces petits bouts ensemble. J'ai appelé Roger pour lui demander de m'écrire des paroles. Il a juste dit, "Non".

 

Atom Heart Mother

   Jusqu'à l'ère de leurs expérimentations avant-gardistes, le Floyd a fait équipe avec le compositeur électronique Ron Geesin pour créer le morceau principal qui occupe toute la face 1 du disque. Le titre de l'album a été pris au hasard dans la une d'un journal. Maintenant le groupe se produit lui même.

NM : C'est un album moyennement enregistré mais l'idée est très intéressante, travailler avec Ron Geesin, un orchestre et le John Aldiss choir. Roger et moi étions assez amis avec Ron. Je pense que je l'ai rencontré par l'intermédiaire de Robert Wyatt. Ce que Ron nous a le plus appris ce sont les techniques d'enregistrements, et toutes ces astuces que l'on fait avec un rien. Nous avons appris à nous passer des "hommes en costard blanc" et faire les choses nous même à la maison, comme éditer. Ron nous a enseigné comment utiliser 2 magnétophones pour créer une boucle d'écho. Cela a été très determinant pour ce que l'on a fait plus tard. Maintenant j'écoute cet album avec beaucoup d'embarassement car la base du morceau a été faite par Roger et moi, du début à la fin, en une seule fois. Du coup, le tempo monte et descend. C'était une pièce de 20 minutes et nous étions assez stupéfaits par elle. Sur l'autre face, Alan's Psychedelic Breakfast était une autre bonne idée. Les bruits de cuisinière à gaz, les crépitements, les marmites en ébullition, tout ça n'a pas vraiment marché sur le disque mais c'était très amusant à faire. Je n'ai jamais entendu Roger le revendiquer ce qui me fait penser que ça devait être une idée de groupe.

DG : A l'époque, nous pensions que Atom Heart Mother, comme Ummagumma, était une étape vers quelque chose d'autre. Maintenant je pense que nous avancions à l'aveuglette dans le noir.

 

Meddle

   C'est l'album qui a donné la direction a suivre et qui a établi la marque de fabrique du style mature des Floyd: une vague dense et colorée de son actuels (notamment les chants de supporters de football sur Fearless), un tissage électronique original, et des compositions d'avantage tournée vers le rock conventionnel. Il a été enregistré à Abbey Road et aux studios Air de Londres en 1971.

DG : Nous avons fait un nombre considérable de démos que l'on a ensuite assemblées, et pour la première fois ça a marché. Cet album était un précurseur évident de Dark Side Of The Moon, celui qui pour la première fois nous a donné la direction à suivre.

NM : Nous avons passé beaucoup de temps avant de commencer l'enregistrement. Nous avions travaillé sur notre projet "The Sounds Of Household Objects" mais ça n'a jamais abouti. L'idée étaitt toujours de créer une pièce musicale continue qui explorerai différentes ambiances et c'était l'album qui a établi cela. C'est Rick qui l'a amorcé avec cette simple note au début.

RW : Je jouais sur le piano dans le studio mais en fait c'est Roger qui a dit "serait il possible d'enregistrer cette note et de la faire passer dans un Leslie ?". C'est ça qui a tout déclenché. C'est de cette façon que naissent toutes les meilleures chansons du Floyd je crois.

 

The Dark Side Of The Moon

   Le futur commence ici. Enregistré à Abbey Road sur la nouvelle table de mixage 16 pistes, les chansons sont liées entre elles par un même concept. Dark Side était l'album qui propulsa le Floyd du statut de groupe culte à celui de pillier de la culture rock. Un mixage quadraphonique d'Allan Parson authorisé par EMI et lancé au Planetarium de Londres fit toute une histoire, dont le groupe refusa de s'occuper. Mis à part ça, l'album fut un immence succès et est toujours leur plus grosse réussite commercialement parlant, avec 28 million de copies vendues à travers le monde.

NM : Au début, Dark Side était une séquence de chansons nommée "Eclipse". La plupart ont été développée pendant les répétitions des concerts, et on l'a joué sur scène au Rainbow de Londres, on commençait les concerts de la tournée américaine de 1972 avec. Le concept a grandi avec les discussions de groupe à propos des pressions de la vie réelle, comme les voyages ou l'argent, mais Roger à ensuite élargi le champs vers une méditation sur les causes de la folie. Le lien entre les sonorités et les voies était très bien fait selon moi et à la fin, nous avons introduit l'usage d'un vieux synthétiseur, le VCS3. Les enregistrements étaient très longs mais pas lourds, cela n'avait rien d'un supplice. Nous travaillions vraiment très bien en tant que groupe, mais ce n'était pas seulement la musique qui en fit un tel succès. EMI et Capitol ont pris des mesures en Amérique, pour la première fois, ils ont investi beaucoup d'argent pour nous promouvoir. Et c'est ce qui a tout changé.

DG : Pour moi, la différence majeure avec cet album c'est que nous l'avons joué sur scène avant de l'enregistrer. Bien sur on ne pourrait pas faire ça de nos jours, on serait trop piraté. Mais quand nous sommes entrés dans le studio, on connaissait déjà tout. Note jeu était très bon, avec un feeling naturel. Et c'était une sacrée bonne pochette. La musique, le concept, la pochette, tout cela allait très bien ensemble. Pour moi c'était la première fois que nous avions de bonnes paroles. Les autres étaient satisfaisantes, ou faites à la va-vite ou tout simplement mauvaises. Sur Dark Side Roger a décidé qu'il voulait que personne d'autre n'écrive les paroles.

 

Wish You Were Here

   L'ambiance rigide et élégiaque de cet album est en contraste total avec celle plus impartiale de ces prédécesseurs. En 1975 Syd manquait à Roger; le business commençait à le préoccuper ("And by the way, which one's Pink ?" dans Welcome To The Machine était une réelle citation d'un directeur de maison de disque américaine). C'est aussi sur cet album que Gilmour a apporté sa plus grosse contribution individuelle, avec beaucoup d'excellents et longs solos de guitare et sa voie, l'une des plus sincère et profonde que le Floyd ai jamais mise sur disque.

DG : Après Dark Side, nous pataugions beaucoup. Je voulais que le prochain album soit plus musical parce que je pensais que certaines chansons étaient juste des support pour les paroles. En 1974 on travaillait dans cet horrible studio de répétition de King Cross sans fenêtres, essayant de mettre en place les deux prochains albums. Il y avait trois longs morceaux dont Shine On You Crazy Diamond que je voulais enregistrer. Roger a dit : "Non, prenons Shine On, divisons la en deux et entre les deux on mets d'autres chansons autour du même thème." Il avait raison et j'avais tord.

RW : L'album complet viens de ces quatre notes de Dave sur Shine On. On l'a senti venir, c'était vraiment un très beau phrasé. Cela a mené à ce que je pense être notre meilleur album, le plus coloré, celui avec le plus de sentiments. Shine On allait être enregistrée quand les paroles à propos de Syd ont été écrites. Je marchais dans le studio à Abbey Road, Roger était assis, en train de mixer à la console, et j'ai vu ce gros bonhomme chauve assis sur le divan derrière. Je ne pensais rien de particulier à propos de lui. A cette époque il était banal que des étrangers assistent à nos sessions. Et Roger a dit "Tu ne sais pas qui est ce mec pas vrai ? C'est Syd". C'était un choc énorme, je ne l'avais pas vu depuis à peut près 6 ans. Il se levait, allait se laver les dents, mettais sa brosse à dents de côté et se rasseyait. A un moment il s'est levé et a dit "OK, quand est-ce que je prends la guitare ?". Et bien sur il n'avait pas de guitare avec lui. Et nous avons dit, désolé Syd, les parties guitares sont toute terminées.

NM : C'était un disque très difficile à faire. Roger devenait de plus en plus irritable. On devenait vieux. Nous avions des enfants. Il y avait beaucoup plus de problèmes entre nous, les gens arrivaient au studio en retard ce que nous n'aimions pas du tout. Il y avait aussi beaucoup de pression sur moi pour que je sois plus précis et moins volage dans mon jeu. Mais je pense que c'est un album qui passe très bien. C'est comme un descendant de Meddle, dans la démarche et l'utilisation de thèmes répétitifs.

 

Animals

   Le concept appartenait à Waters, mais deux morceaux avaient déjà été entendu sous des noms différents : Sheep était une refonte de Raving And Drooling. Dogs venait de You Gotta Be Crazy. Waters et Gilmour commençaient à se bagarrer pour avoir le contrôle, pour se partager les crédits de production, et ils s'engagèrent dans une longue dispute sur les royalties qui ne sera pas décousue avant 10 ans.

NM : C'était un peu le retour à un sentiment de groupe, des sessions assez gaies à ce que je me rappelle. Nous l'avons fait dans notre propre studio, qui venait d'être construit. Roger avait beaucoup d'idées mais il tenait vraiment Dave à l'écart et le frustrait délibérément.

RW : Je n'aime pas une bonne partie des compositions d'Animals, mais malheureusement je n'avais rien à offrir. Je pense que j'ai bien joué mais je me rappelle que je ne me sentais pas très heureux ou créatif, en partie à cause de problèmes dans mon couple. C'était le début de mon blocage pour écrire.

DG : Sur Animals j'était la principale force musicale. Roger était le motivateur et le parolier.

 

The Wall

   La perte d'un investissement de 2 millions de livres a conduit le groupe dans le Sud de la France pour enregistrer un double concept album qui s'est trouvé être leur projet le plus "Rogerien" jusqu'à présent. C'est à partir de ce moment là que le Pink Floyd phase 2 a fini par se dissoudre.

DG : Je continue toujours de penser qu'une partie de la musique est d'une incroyable pauvreté, mais The Wall est conceptuellement brillant. En ce temps je pensais que c'était Roger qui listait toutes les choses qui pouvaient rendre une personne complètement isolée. Je me suis rendu compte que c'était la personne la plus heureuse du monde qui faisait un catalogue d'abus contre ceux qui n'avaient jamais rien fait pour lui. Roger s'appropriait de plus en plus les crédits des chansons. Dans le song book de l'album par exemple, pour Confortably Numb c'est marqué : "musique de Gilmour et Waters." Ca ne devrait pas. Il a fait les paroles, j'ai fait la musique. Et des petites choses comme ça j'en trouve partout.

NM : L'enregistrement était très tendu, principalement parce que Roger commençait à aller assez mal. C'est à ce moment qu'il ne pouvait plus voir Rick. Rick a un style naturel, un style de piano très spécifique, mais les morceaux ne lui viennent pas facilement. Ce qui est un problème quand les autres se harcèlent pour savoir qui a fait quoi et qui devrait obtenir les crédits de telle ou telle chanson. Il y avait même des discussions entre Roger et Dave pour m'évincer et continuer en duo. Il y avait des moments pendant The Wall où Roger et Dave faisaient absolument tout. Rick était inutile et je n'étais pas d'une grande aide non plus.

DG : D'une manière générale, Nick a travaillé dur et a bien joué sur The Wall. Il a même développé une manière de lire la musique pour les percussions. Mais il y avait un morceau appelé Mother où il n'y arrivait vraiment pas. Alors j'ai engagé Jeff Porcaro pour la faire. Roger a tout de suite pris possession de cette idée, comme il le fait toujours avec mes idées, et il s'est mis à se demander si Nick était vraiment nécessaire.

RW : Roger est arrivé avec l'album complet en démo, tout le monde en a ressenti le potentiel mais musicalement c'était très léger. Vraiment très léger. Bob [Ezrin], Dave et moi-même avons travaillé dessus pour le rendre plus intéressant. Mais Roger avait un égo énorme et disait que je ne m'investissait pas suffisamment, bien qu'il m'empêchait de faire quoi que ce soit. La fracture vint quand nous sommes tous partis en vacances vers la fin des enregistrements. Une semaine avant la fin des vacances, j'ai reçu un appel de Roger d'Amérique me disant de venir immédiatement. Ensuite il y a eu cette réunion pendant laquelle Roger m'a dit qu'il voulait que je quitte le groupe. J'ai d'abord refusé. Alors il s'est levé et a dit que si je n'acceptais pas de partir après que l'album soit fini il prendrait les enregistrement et les emmènerait avec lui. Il n'y aurait pas d'album et donc pas d'argent pour payer nos énormes dettes. Alors j'ai accepté. J'avais deux jeunes enfants à charge. J'étais terrifié. Maintenant je pense que j'ai fait une erreur. C'était un coup de bluff de Roger. Mais je ne voulais plus jamais travailler avec ce type.

DG : Nous avions un studio d'enregistrement dans le sud de la France où Rick restait. Nous autres avions loué des maisons à 20 miles de là. Nous rentrions chez nous le soir et on disait à Rick, fait ce que tu veux, tous les morceaux sont là, écris quelque chose, joue un solo, fait quelque chose. Tu as toute la nuit chaque soir pour le faire. Tout le temps que nous étions là bas, plusieurs mois, il n'a rien fait. Il était incapable de jouer quoi que ce soit.

 

The Final Cut

   L'album le plus proche d'un album solo de Roger Waters jamais sorti sous le nom de Pink Floyd. L'essentiel avait été écrit pour The Wall mais rejeté par le reste du groupe. Maintenant réduites à un duo Waters/Gilmour, les sessions n'étaient que longues disputes entre les deux, ce qui a conduit Gilmour à enlever son nom des crédits de production.

DG : J'ai dit à Roger, si ces chansons n'étaient pas assez bonnes pour The Wall, pourquoi le seraient-elles maintenant ? C'était la période la plus effroyable de ma vie. Roger avait viré Rick, Nick n'était plus vraiment présent et maintenant il s'en prennait à moi. Une expérience très désagréable et humiliante.

 

A Momentary Lapse of Reason

   Après le départ de Waters en 1985 et une période tendue de disputes à propos des droit d'utilisation du nom Pink Floyd, Gilmour commença à mettre en place un nouvel album en 1987 avec le producteur américain de The Wall, Bob Ezrin et à travailler sur les chansons avec un petit groupe d'assistants comme Phil Manzarena. Comme ses prédécesseurs, A Momentary Lapse Of Reason a tout d'un album solo sauf le nom.

DG : Nick et Rick étaient complètement amorphes pour jouer au début. Auncun des deux ne joue vraiment sur cet album en fait. Selon moi ils ont été détruits par Roger. Nick a joué quelques tom-toms sur une chanson mais pour le reste j'ai du faire appel à d'autres batteurs. Rick a joué de rares petites parties. Pour la plupart c'est moi qui ai fait les claviers et j'ai prétendu que c'était lui. Ce disque n'a quasiment été fait que par moi, et d'autres gens, et Dieu sait quoi. Je ne pense pas que c'était le meilleur album que Pink Floyd ai jamais sorti, mais j'ai fait du mieux que j'ai pu.

NM : Dave avait beaucoup de pression, il devait trouver des chansons et il a cherché de l'aide là où il pouvait en trouver. C'était amusant d'enregistrer sur le bateau (le studio flottant sur la Tamise de Gilmour) mais ensuite on est allés en Amérique engager tous ces musiciens de studio qui pouvaient boucler tout ça rapidement. Cela me semblait un chemin raisonnable à suivre mais c'était très alarmant pour moi.

RW : Je n'étais pas un membre du groupe. Ils ne me connaissaient plus. Nous n'avions pas joué ensemble depuis des années. On me versait un salaire pour les sessions. J'ai eu des royalties sur l'album mais pas autant que Dave et Nick cependant.

 

Delicate Sound Of Thunder

   Seulement le second album live de leur carrière, caractérisé par 8 musiciens en plus des 3 principaux du Floyd. Ce document de la plus longue tournée du Floyd a été enregistré dans divers stades d'Europe en Août 1988.

DG : Au début de la tournée Momentary Lapse Of Reason, Garry Wallis jouait toutes les parties batterie car Nick ne pouvait pas, et j'ai pris John Carin pour qu'il joue les claviers parce qu'il pouvait faire du Rick Wright mieux que Rick Wright. Mais je les ai encouragés tous le deux et à la fin des trois premiers mois, Nick et Rick jouaient bien. Leur confiance était revenue. Cette tournée les a fait redevenir des musiciens fonctionnels. Ou bien on peut dire que c'est moi.

 

The Division Bell

   Le nouvel album "retour aux sources" a pris un an pour être enregistré sur le bateau de Gilmour, essayant prudemment de rediriger le groupe vers quelque chose d'autre qu'un album solo. Bien que n'apportant rien de nouveau musicalement, la sonorité est plus cohérente et délicatement texturée que sur n'importe quel album du Floyd depuis les glorieuses années 70. L'atmosphère est douce et les parties guitare de Gilmour sont plus lyriques que criardes. Wright est maintenant un nouveau partenaire bien plus qu'un employé. On l'entends plus clairement que pendant ces 15 dernières années. sur beaucoup de morceaux, la recherche d'un parolier s'est soldée par la collaboration avec la nouvelle petite amie de Gilmour, la journaliste Polly Samson. Bob Ezrin a encore beaucoup aidé à la production.

NM : On y retrouve le feeling de Meddle bien plus qu'ailleurs. Cela a commencé comme un album de groupe, nous trois avons passé 15 jours ensemble, uniquement à jouer. On en a ressorti plus de 40 ébauches en 2 semaines, ensuite les choses on avancé. Certaines de ces idées initiales ont sûrement fini sur un album "satellite".

RW : J'ai écrit pour cet album. Je chante dessus. Je pense que c'est un meilleur album que le précédent. Il a davantage l'ambiance d'un vieil album des Floyd. Je pense que nous aurions pu aller plus loin, mais maintenant nous fonctionnons en tant que groupe. C'est uniquement Nick qui joue la batterie, et mon orgue Hammond est de retour sur la plupart des pistes.

DG : Sur cet album, aussi bien Nick que Rick jouent tout ce qu'ils sont censés jouer. C'est pourquoi cette album sonne bien plus comme un vrai Pink Floyd que tout ce qui a été fait depuis Wish You Were Here. Il y a une sorte de thème à propos de la non-communication mais on n'essaie pas de prendre la tête à tout le monde avec ça. La dernière fois, nous avions l'intention de montrer au monde que nous étions toujours là, c'est pourquoi nous étions si lourds et criards. Cet album est un bien meilleur reflet.



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anecdotes floydiennes  (le coin anecdote) posté le vendredi 04 août 2006 15:12

Nick Mason dans son livre PINK FLOYD  ..."'Quand Lindy et moi-même décidâmes de quitter Camden pour Highgate, je rendis visite à mon banquier pour lui demander un crédit-relais. Quand il me questionna sur le type de garantie que je pouvais offrir, je lui répondis : 'Eh bien, j'ai un album qui est numéro un au hit-parade américain'. Loin d'être impressionné, il me dit qu'il souhaitait quelque chose d'un peu plus concret..."

Ummagumma peut se traduire par « Pâte à rire » ou même, selon d'autres, par une expression d'ordre sexuel.

  • Stanley Kubrick aurait demandé à Roger Waters la permission d'utiliser Atom Heart Mother pour son film Orange mécanique. Cependant, cette permission lui aurait été refusée. Le groupe aurait par la suite regretté après avoir visionné l'œuvre de Kubrick.
  • Selon une rumeur persistante, The Dark Side of the Moon serait une bande son synchronisée pour le film Le Magicien d'Oz.

  • Syd Barrett, impromptu, a rendu visite au groupe aux studios d'Abbey Road lors de l'enregistrement de Wish You Were Here alors qu'ils étaient en train de mixer Shine On You Crazy Diamond. Le groupe ne l'a initialement pas reconnu.
  • La photo de couverture de l'album Animals représente la Battersea Power Station survolée par un énorme cochon commandé pour l'occasion à une fabrique hollandaise de zeppelins. Le fil reliant le cochon au sol ayant cédé, le ballon s'envole et est finalement retrouvé dans un champ près de Canterbury. La pochette de certaines éditions de l'album contient d'ailleurs des copies de coupures de presse expliquant que la RAF est intervenue pour intercepter « les cochons volants ».
  • Lors du concert de la tournée In the flesh à Montréal en '77, Roger Waters cracha à la figure d'un fan trop bruyant. C'est en fait cela qui a conduit à la réalisation de The Wall.
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    pink floyd : une musique eternelle  (le groupe de la semaine) posté le vendredi 04 août 2006 13:04


     Contrairement à ce qu'on a pu dire, le nom "pinkfloyd" ne serait pas venu à Syd Barrett au cours d'un trip d'acide, et ne lui a pas non plus été transmis par des extraterrestres. La vraie origine du nom se trouve dans sa collection de disque. C'est un amalgame de deux prénoms : ceux de Pinkney Anderson et de Floyd "Dipper Boy" council. En 1965, c'est toujours, d'une certaine façon, l'obscurité pour Syd Barrett, Roger Waters, Nick Mason et Richard Wright. Mais ces gars-là en veulent vraiment. A vingt ans à peine, ils ont l'expérience, au sens où l'entendrait Jimi Hendrix, ils ont un son infernal et surtout, un nom : Les Pink Floyd ...

     

    6 septembre 44 : NaNaissance de Roger Waters à Cambridge.issNaissance de Roger Waters à Cambridge.ance de Roger Waters à Cambridge.

    27 janvier 45 : Naissance de Nicolas Mason à Londres.

    28 juillet 45 : Nàissance de Richard Wright dans la région de Londres.

    6 janvier 46 : Naissance de Syd Barrett à Cambridge.

    6 mars 46 : Naissance de David Gilrnour à Cambridge.

    1964 : Les trois premiers nommés entrent à la Polytechnic School de Londres. Syd prépare les Beaux Arts. David, dont les parents viennent d'émigrer aux USA, s'installe en France et travaille la guitare.

    Printemps 66 : Roger, Rick et Nick ont formé un groupe avec des copain d'Archi. Cela s'appelle, selon les jours, The Archi- tectural Abdabs, The Screaming Abdabs, The Tea Set. Peu après, ce premier groupe est dissous, puis reformé avec Syd Barrett, sans les copains sympas mais jugés un brin amateurs. Ils jouent à Cambridge et dans la région un répertoire encore marqué par le R&B mais où figurent déjà les chansons de Barrett.

    Novembre 66 : Le Pink Floyd se trouve deux managers ; Andrew King et Peter Jenner. Ils organisent un spectacle à la Roundhouse "Pink Floyd, Films and Madness".

    Fin décembre 66 : Le Floyd en résidence au Marquee.

    31 décembre 66 : Ouverture du UFO (Unidentified Flying Object, OVNI pour vous) sur Tottenham Court Road. Le groupe est en vedette.

    5 janvier 67 : La mode hippie se répand dans Londres. A propos, il paraîtrait que Pink Floyd ne veut pas dire Flamant Rose, mais serait un jeu de mots sur les noms et prénoms des bluesmen Floyd Council et Pink Anderson. Quellc importance après tout...

    17 janvier 67 : "Music in Color" - Pour son spectacle au Commonwealth Institute, le Pink Floyd découvre le light show. il fera désormais partie de toutes ses prestation, soit avec Jo Cannon, soit avec Mick Lowe.


    Hiver 66-67 : Le Floyd signe chez EMI contre une avance (énorme) de 5000 Livres. Leur premier simgle, "Arnold Layne", est interdit sur certaines chaînes de radio qui y voient un appel à la drogue...

    6 mars 67 : Première émission télé, sur Granada : version noir et blanc de "Interstellar Overdrive", un de leur morceaux les plus effrayants.

    29 avril 67 : Le Rêve en Technicolor à l'Alexandra Palace. 7 000 personnes sont venues au rendez-vous de "IT" et du Pink Floyd.

    14 mai 67 : Participation à "Top Of The Pops" à la télé britannique... et apparition à "Bouton Rouge" à la télé française.

    27 mai 67 : Spectacle sons et lumières au Queen Elisaheth Hall. Le meilleur show de Syd Barrett, selon les spécialistes. Et la confirmation des talents hypnotiques d'un grand groupe.

    8 juillet 67 : "See Emily Play" entre dans les charts et va y rester sept semaines, atteignant la sixième place. Le groupe refusera toujours de jouer ce titre en concert.

    29 juillet 67 : Nouveau spectacle à l'Alexandra Palace. "Le Pink Floyd décrit sa musique comme une mise en condition émotionnelle de la personnalité."

    Fin juillet 67 : Syd Barrett quitte déjà le groupe, usé, incapable de jouer, d'assumer chaque soir ses propres délires.

    Eté 67 : David Gilmour est sur la Côte avec son nouveau groupe, Crew (Alan Reeves, Archie Leggett, Gary Wright et parfois Kevin Ayers). ils jouent à Saint-Tropez à la même époque que le Soft Machine, et plus tard au Bilboquet, à Paris.

    Août 67 : Réalisation du premier album en studio. Pour l'occasion, Barrett revient. Le groupe enregistre "Interstellar Overdrive" en deux prises, couchées l'une sur l'autre !

    12 août 67 : Pink Floyd au festival de Windsor, premier grand rassemblement hippie sur le sol anglais.

    15 août 67 : Sortie de l'album "The Piper At The Gates Of Dawn", qui entre tout de suite dans les charts, y reste sept semaines et arrive à la sixième place.

    ler et 2 septembre 67 : Le UFO s'est transporté à la Roundhouse. Pink Floyd est en vedette, mais parfois c'est le guitariste de Nice, Dave O'List, qui "couvre" Barrett, incapable d'assurrer.

    18 novembre 67 : sortie du single "Apples And Oranges". Bide.

    Décembre 67 : Toumée sur la Côte Est des Etats-Unis.

    Février 68 : Pink Floyd en dixième position au référendum annuel remporté par les Beatles.

    18 février 68 : Après avoir songé à Jeff Beck, le Floyd fait appel à David Gilmour, qui joue donc en quintette avec Barrett quelque temps.

    19-25 février 68 : Les cinq Floyd participent au Festival international de la Chanson, à Rome, aux côtés des Who, des Cream et de Soft Machine.

    6 avril 68 à 18 h 30 : "Syd Barret quitte Pink Floyd !" Il est donc définitivement remplacé par son vieux copain David Gilmour, chez qui il habite. "Quand Syd est parti, nous sommes devenus un vrai groupe. Avant, c'était, simplement lui plus les trois autres".


    29 avril 68 : Blackhill organise son premier grand concert gratuit à Hyde park avec Roy Harper et Jethro Tull (plus tard, ils feront ceux des Rolling Stones et de Blind Faith). Evidemment le Pink Floyd en est la vedette.

    21 juin 68 : Concert au Middle Earth, à Londres. La scène hippie agonise et les retrouvailles sont tristes. Entre-temps, ils enregistrent leur second album.

    Juillet 68 : Tournée aux Etats-Unis : Detroit, New Yoik, Philadelphie, San Francisco, Sacramento, Los Angeles... Le succès est déjà plus évident, David est vachement cool, et l'angoisse a disparu.

    Début août 68 : Sortie de "A Saucerful Of Secrets". La soucoupe volante s'envole vers les hit-parades mais rate son atterrissage : une semaine à la neuvième place.

    Octobre 68 : Première tournée en France. Premier concert à Lyon.

    31 octobre 68 : Nouvelle télévision en France. Nouvelle tournée des boîtes et autres bars. Le Pink Floyd commence à intéresser nos intellectuels quelque peu branchés. Le réalisateur Barbet Schroeder pense à eux pour le film qu'il s'apprête à toumer aux Baléares, "More".

    22 janvier 69 : Encore de la télé en France. Sûr qu'ils ont des relations bien placées quelque part.

    21 février 69 : Triomphal concert à Bordeaux.

    Mars 69 : N°26 de Rock&Folk. Pink Floyd huithième au référendum. L'ascension est irréversible. Même si les deux managers originaux du groupe (Peter Jenner et Andrew King) ont revendu leurs actions...

    14 avril 69 : Concert spécial au Royal Festival Hall, à Londres. Ils jouent leurs nouveaux morceaux, et débutent le spectacle par une longue suite improvisée, sur le thème de la journée d'un homme ordinaire. Existe-t-il quelque part une version pirate de cette étonnante pièce dont on ne connaît que des bribes ?

    Mai-juin 69 : Enregistrement public de la première galette de "Ummagumma". Au Mothers de Birmingham et au Collège de Commerce de Manchester. Nick Mason : "Nous cherchions de nouvelles façons de faire un album".

    29 juin 69 : Concert au Royal Albert Hall. C'est la gloire, là !

    8 août 69 : Au programme du festival de blues et jazz de Plumpton. Un peu plus tard sort "Ummagumma", qui n'entrera dans les chants qu'en novembre peur rester deux semaines à la cinquième place.Dés la saison de concerts d'été terminée, ils enregistrent la bande sonore de "More". Barbet Schroeder : "Ils composaient leur musique l'après-midi en regardant le film, puis l'enregistraient le soir, entre minuit et 9 heures du matin, sur un 16 pistes."

    12 octobre 69 : Ils participent au festival d'Essen.

    Décembre 69 : Sanie de l'album tiré de la BO du film "More". Le Pink Floyd devient une institution.

    23-24 janvier 70 : Deux concerts, deux triomphes au Théâtre des Champs-Elysées. Plus de light show, mais une mise en place impeccable et un son incroyable, réglé par Peter Watts.

    2 février 70 : Concert à Lyon. Participation au festival du bourget. Bagarre derrière la scène entre musiciens et promoteurs. Pink Floyd survit au carnage et offre un très beau spectacle

     

    Avril-mai 70 : Tournée eu Amérique. On leur vole pour vingt briques de matériel, celui-là même qui s'étalait sans pudeur sur le dos de la pochette de "Ummagumma".

    Mai 70 : Sortie du film d'Antonioni, 'Zabriskie Point". Le Pink Floyd a composé une partie de la BO sans grand enthousiasme.

    28 juin 70 : Festival de Bath. Ils jouent des extraits de "Atom Heart Mother" sous la pluie, mais avec choeurs et grand orchestre à cordes. Puis s'envolent pour pour Rotterdam, où ils jouent le 29.

    18 juillet 70 : Concert gratuit à Hyde Park, au même programme qu'un vieux copain : Kevin Ayers.

    26 juillet : Ils jouent au festival de jazz d'Antibes - Juan-les-Pins.

    5 août : Festival de Biot.

    8 août : Saint-Tropez.

    l2 août : Saint-Raphaël.

    18 septembre 70 : Nouvelle conquête : les festivals classiques. Ils sont invités à celui de Montreux.

    10 octobre 70 : En vacances à Saint-Tropez, ils donnent un concert et composent un morceau à la gloire de la ville (qui surgira en 71 dans "Meddle").

    24 octobre 70 : "Atom Heart Mother" arrive à la première place des hit-parades en Angleterre. Entre-temps, Syd Barrett sort son premier album solo, "The Madcap Laughs", avec un bon coup de main de la part des ses amis Gilmour et Waters.

    4-5 décembre 70 : Télévision en France.

    Fin décembre 70 : Nick Mason, producteur d'un album du Principal Edwards Magical Theatre. Waters compose la musique du film "The Body" ("Music From The Body").

    Janvier 71 : Second album de Syd Barrett avec un titre qui le définit : "Baby Lemonade". Nouvelle participation de Gilmour et Wright, qui le produisent.

    Février 71 : Tournée en Allemagne. L'enregistrement de l'album "Meddle" est très long. La fatigue de plusieurs années se fait sentir, et le groupe voudrait bien prendre le temps de faire le point.

    Avril 71 : Le Floyd deuxième (derrière les Stones) au référendum de R&F N°51.

    15 mai 71 : Concert au Crystal Palace de Londres.

    12 juin 71 : Nouveau concert à Lyon.

    1er août 71 : Départ de la tournée en Extrême-Orient. L'Australie, puis le Japon leur font un accueil délirant.

    Début octobre 71 : Toumage dans les ruines de Pompéi d'un film pompeux réalisé par l'Anglais Adrian Maben.

    16 octobre 71 : Premier concert à San Francisco de la nouvelle toumée américaine.

    5 novembre 71 : Sortie de "Meddle". Deux semaines dans les charts à la seconde place. L'album obtiendra un succès de plus longue durée dans nos régions qui commencent à s'équiper stéréo.

    20 janvier-13 février 72 : Grande tournée en Angleterre. Depuis deux ans, ils n'avaient guère visité leur propre pays. Entre-temps, Steve O'Rourke est devenu leur nouveau manager. C'est pas un marrant. Mais il sait vendre un produit et encore plus l'entretenir. Le Floyd gagne donc plus d'argent et s'amuse beaucoup moins.

    17, 18, 19, 20 février 72 : Concerts au Rainbow, à Londres. En quadraphonie, s'il vous plaît. Perfection technique. Mise au point impeccable. Tout baigne dans l'huile.

    Fin février 72 : Retrouvailles avec Barbet Schroeder et enregistrement à Hérouville "La Vallée".Cet album n'est que le résultat d'un contrat rempli sans passion.

    3-6 mars 72 : Grande tournée au Japon.

    13 avril au 5 mai, 8 au 30 septembre et fin octobre 72 : Tournées américaines. Les critiques de là-bas commencent à dresser l'oreille. Pink Floyd : "We're only in it for the money".

    Fin juin 72 : Sortie de "La Vallée".(en langage Floyd : "Obscured By Clouds"). C'est pas un super album, mais il reste accroché quatre semaines dans les charts.

    20 novembre 72 : Arrivée du groupe à Marseille.

    23 mars 73 : Sortie de "Dark Side Of the Moon" (première au Planétarium de Londres), qui va rester trente-deux semaines dans les charts anglais, et doit encore figurer dans les hit-parades chez nous et aux USA.Nick Mason : "Nous avons introduit les premiers synthés, le DCS3,le Dolby avec ce disque ". Roger Waters : "Le premier vrai concept-album, et la fin du floyd aussi".

    Octobre 73 : Sortie du livre de Jean-Marie Leduc sur le Pink Floyd aux éditions Albin Michel. 1974 : "Dark Side Of The Moon" reste cent semaines au hit-parade du "New Musical Express". Premier numéro un aux USA. Gilmour : "Pourquoi ce disque est-il aussi bon ? Parce que nous l'avions joué sur scène avant de l'enregistrer. On ne pourrait plus faire ça aujourd'hui. Pensez aux pirates !".

    Printemps 74 : Pink Floyd fait de la pub pour gini pour une jolie somme de 50 000 livres. Les critiques du public se feront ressentir très vite. Plus tard, pris de remords, le groupe versera la somme à une fondation pour l'enfance handicapée.

    Juin 74 : Tournée en France. Nouveau spectacle avec écran circulaire, projections de films, fumées, couleurs... Et puis la semi-retraite. ils ne savent plus trop quoi dire ni comment le dire. Une réponse à cette question fi 75, avec le titre de leur nouvel alburn : "Wish You Were Here". Il parait qu'ils s'ennuient ensemble...

    Eté 74 : Gilmour produit l'album "Blue Pine Trees" par Unicorn. Nick produit "Rock Bottom" de Robert Wyatt, puis plus tard, "Shamal", de Gong. Rien ne se passe réellement. Ils appartiennent déjà à une autre époque, malgré leur succès monstrueux. Mais la loi du cirque est là, et quoi qu'il arrive, "the show must go on". Alors, à bientôt.

    Décembre 76 : "Pink Floyd Story" à la BBC, dans un documentaire en six parties intitulé "Your Mother Wouldn't Like It".

    Février 77 : Sortie de "Animals". Gilmour : "C'est là que je deviens la force musicale du groupe, Waters écrit les textes".

    22, 23, 24, 25 février 77: Concerts aux Abattoirs.

    22 avril 77 : Début de la toumée américaine qui dure jusqu'au 7 juillet. Record absolu d'affluence pour un concert de rock avec 81 377 spectateurs à Cleveland.

    30 août 77 : Rick Wright porte plainte, contre la police de Lindos, île grecque où il réside, pour avoir été tabassé suite à une plainte pour tapage nocturne.

    Octobre 77 : Sortie de "One More Tomorrow", album de Unicorn produit par Gilmour.

    Janvier 78 : Sortie de "Music For Pleasure", le second album des très punk Darmned, produit par Nick Mason en personne. Mason : "J'ai presque aimé cette expérience".

    Février 78 : Sortie de "The Kick Inside", premier album de Kate Bush. Gilmour, qui l'a fait signer chez EMI, est crédité comme producteur exécutif de deux chansons.

    mai 78 : Sortie de "David Gilmour", premier album du guitariste du groupe, enregistré avec ses vieux amis Willie Wilson (batterie), Rick Wills (basse, futur Foreigner) et Mick Weaver (claviers) à Super Bear, près de Nice.

    25 octobre 78 : Sortie de "Wet Dream", premier album solo de Richard Wright, enregistré avec Mel Collins (sax), Snowy White (guitare), Larry Steele (basse) et Reg Isadore (batterie), à Super Bear.

    Novembre 78 : Le quatuor se retrouve pour écouter deux séries de maquettes réalisées par Waters en vue d'un concept-album. "The Wall" est choisi de préférence à "The Pros And Cons Of Hitch-Hicking".

    Avril 79 : Début de l'enregistrement de "The Wall", qui se déroule à Super Bear, aux studios CBS à New York et au Producers Workshop de LA.

    16 novembre 79 : Sortie de "Another Brick In The Wall", premier single du groupe depuis des lustres, et hit mondial : N°1 US et GB.

    30 novembre 79 : Sortie du double album "The Wall", N°1 US, N°3 GB, plus de 12 millions d'exemplaires vendus sur le monde. Mason : "On en a bavé à l'enregistrer, Roger devenait dingue...".

    Janvier 80 : Le groupe signe un contrat d'édition record chez Chappell pour 5 ans. On parle de 3,5 millions de livres d'avance.

    7 au 11 février 80 : Shows "The Wall" au LA Sports Arena. Le groupe est doublé par Snowy White (guitare), Willie Wilson (batterie), Andy Bown (basse) et Pete Wood (claviers), un mur est édifié sur scène, dissimulant petit à petit les musiciens, et des animations de Gerald Scarfe sont utilisées.

    24 au 28 février 80 : Shows "Thewall" au Nassau Coliseum, près de New York. Waters : "On nous a offert deux millions de dollars pour deux concerts supplémentaires au JFK stadium. J'ai refusé".

    Mars 80 : "Dark Side Of The Moon" succède à "Tapestry" de Carole King pour le record de présence dans les charts US, avec 303 semaines. C'est loin d'être fini.

    l au 7 août 80 : Shows "The Wall" à l'Empire Pool de Wambley.

    septembre 80 : Wright est viré par Waters. Gilmour et Mason écrasent.

    13 au 17 juin 81 : Derniers shows "The Wall" à Earls Court (Londres), filmés pour les besoins d'une adaptation cinématographique.

    Juillet 81 : Sortie de "Fictitious Sports", premier album solo de Nick Mason avec le guitariste de Ten CC, Rick Fenn.

    Novembre 81 : Parution de "A Collection Of Great Dance Songs", compilation reprenant les plus gros succès du groupe, vaguement remixés.

    Mai 82 : Première mondiale à Cannes (hors compétition) de "The Wall", le film qu'A1an Parker a tiré du disque, sur un scénario de Waters, avec Bob Geldof. Le tournage a été animé par de nombreuses disputes entre Parker et Waters, ce dernier songeant un moment à retirer son nom du générique.

    Juillet 82 : Le projet de bande originale du film est abandonnée, celle-ci ne contenant qu'un inédit, "When The Tigers Broke Free", qui sort en 45 tours, et fait un bide. A la place, le groupe rentre en studio.

    21 mars 83 : Sortie de "The Final Cut", véritable album solo de Waters, relative déception commerciale : N°1 GB, n°6 US, sans trop s'attarder dans les charts. Waters : "On se disputait sans cesse dans le studio. On entend la tension dans ma voix."

    Mai 83 : Sortie de "Not Now John", 45 tour extrait de "The Final Cut", qui comprend un inédit en face B de sa version maxi, "The Hero's Return (Part 2)".

    Octobre 83 : Sortie de la compilation "Works", comprenant "Embryo", titre rare uniquement apparu jusqu'alors sur le sampler Harvest "Picnic, A Breath Of Fresh Air", en septembre 70.

    5 mars 84 : Sortie de l'album "Blue Light" de Gilmour, enregistré aux studios Pathé à Boulogne, et coproduit par Bob Ezrin. Pete Townshend a écrit deux textes, et parmi les musiciens, on remarque Stevie Winwood (de Traffic) et Jon Lord (de Deep Purple) aux claviers, Pino Palladino à la basse et Jeff Porcaro à la batterie.

    31 mars 84 : Début à Dublin d'une tournée européenne de Gilmour passant par la France et s'achevant le 2 mai à Birrningham

    Avril 84 : Sortie de l'album "ldentity" de Zee, duo formé par Rick Wright avec l'ex-chanteur de Fashion Dee Hams.

    5 mai 84 : Sortie de "The Pros And Cons Of Hitch-Hiking", premier alburn solo de Roger Waters, aboutissement d'un vieux projet, enregistré aux studios d'Abbey Road. Il y est entouré par Eric Clapton (guitare), Michael Kamen et Andy Bown (claviers), Ray Cooper (percussion), Davis Sanborn (sax), une section de cuivres et de choeurs.

    8 mai 84 : Début d'une tournée nord-américaine de Gilmour qui se poursuit jusqu'au 29 juin.

    Juin 84 : Tournée européenne de Roger Waters avec Clapton, Kamen, Newmark et Mel Collins (sax), Chris Stainton (claviers et basse) et Tim Rewick (guitare). Concerts en deux parties : vieux morceaux du Floyd d'abord, morceaux solo ensuite, avec projections.

    Juillet 84 :Tournée US de Waters.

    Novembre 84 : Parution de "Give My Regards To Broad Street" de Paul Mccartney, bande originale du film. Gilmour participe à la guitare. Gilmour stupéfait : "On a enregistré "No More Lonely Nights" en moins de trois heures !".

    Janvier 85 : Waters dénonce le contrat qui l'unissait à Steve O'Rourke, le manager du groupe.

    Juillet 85 : David Gilrnour est le seul Pink Floyd à participer à Live Aid, dans le groupe de Bryan Ferry, mémorable
    solo pour "Slave To Love ".

    Août 85 : Sortie de "Profile", album de Mason (Nick) & Fenn (Rick), ex-Ten CC.

    Septembre 85 : Sortie de "The Dream Academy", premier album d'un groupe produit par Gilrnour.

    Décembre 85 : Dans une lettre adressée à EMI en Angleterre et Columbia aux USA, maisons de disques de Pink Floyd, Roger Waters annonce qu'il quitte le groupe.

    Juin 86 : Attaqué pour non respect de contrat et honoraires non versés par Steve O'Rourke, Waters consent à abandonner le nom de Pink Floyd à Gilrnour et Mason si son ancien manager veut bien oublier l'affaire.

    Septembre 86 : Gilrnour, Mason et Bob Ezrin cornmencent à enregistrer ensemble sur l'Astoria, le bateau de Gilrnour. Ils pensent utiliser le nom de Pink Floyd.

    31octobre 86 : Waters intente une action en justice devant la Haute Cour de Londres, déniant à Gilrnour et Mason le droit de se servir du nom Pink Floyd. Pour lui, "Pink Floyd est fini artistiquement".

    Novembre 86 : Sortié de la BO du dessin animé anti-nucléaire "When The Wind Blows", comportant une face instrumentale signée Waters, à côté de chansons de Bowie et Hugh Cornwell (Stranglers) entre autres.

    Décembre 86 : Tandis que la justice donne - provisoirement - raison à Waters, Rick Wright retrouve ses anciens compagnons en studio.

    Mars 87 : Gilmour et Mason, en appel, gagnent le droit de continuer à s'appeler Pink Floyd. La rumeur affirme que Waters toucherait 40% sur toutes les royalties.

    Juin 87 : Les 150 000 tickets du stade de Toronto sont vendus en quelques heures. Pink Floyd est de retour !

    8 juillet 87 : Sortie de "Radio K.A.O.S.", concept album de Waters, désormais accompagné par le Bleeding Hearts Band, qui comprend Jay Stapley et Andy Fairweather-Low (guitares), Mel Collins (sax), Ian Ritchie (claviers) et Graham Broad (Batterie). Waters (à l'époque) : "J'espère que ce disque aura le succès de The Wall".

    14 août 87 : Début de tournée US pour Waters, avec un Bleeding Hearts Band renforcé au chant et aux claviers par Paul Carrack, ex-Roxy Music et Squeeze.

    20 août 87 : Le Pink Floyd new-look commence trois semaines de répétitions sur la zone intemationale de l'aéroport de Toronto, pour des raisons ayant trait à l'es

    7 septembre 87 : Sortie de "A Momentary Lapse Of Reason", album de Pink Floyd, soutenu par des pointures comme Tony Levin (basse), Pat Leonard (claviers, et producteur de madonna), Tom Scott (sax), ou Carmine Appice et Jim Keltner (batterie). Rick Wright est présent. Gilmour : "Nick et Rick avaient été complètement détruits par Roger ! J'ai dû embaucher des assistants ! Mais nous avions envie de faire un bon disque rien que pour lui montrer ".

    12 septembre 87 : Début à Montréal d'une tournée américaine du Floyd qui dure jusqu'en décembre, et bat des records de recettes. L'avion de "Dark Side..." et le cochon gonflable de "Animals" sont au rendez-vous. Gilmour, Mason et Wright sont accompagnés par Tim Renwick (guitare), Scott Page (guitare et sax), Jon Carin (claviers), Garry Wallis (percus), Guy Pratt (basse), Margaret Taylor et Rachel Fury (choeurs).

    Octobre 87 : Waters et le Bleeding Heart Band commencent à enregistrer au studio Compass Point (Bahamas) la suite de "Radio K.A.O.S.", déjà jouée sur scène.

    Novembre 87 : Pink Floyd en couverture de "Rolling Stone". Gilmour : "Nous avons passé des semaines et des semaines à parler à des avocats. Que d'énergie négative...". Le même Gilmour en vedette à la guitare sur l'album de Bryan Ferry, "Bête Noire". De passage à Chicago, les Floyd sont faits citoyens d'Honneur de la ville d'Al Capone !

    Janvier 88 : Un lit gonflable géant flottant près du parlement à Londres et un lâcher de 30 000 ballons roses annonce une tournée britannique en août.

    Février 88 : Sortie en vidéo de l'historique "Pink Floyd à Pompéi" d'Adrian Maben.

    15 avril 88 : Début à Los Angeles de la seconde partie de la tournée américaine de Pink Floyd, s'achevant fin mai. Gilmour : "Je savais que certain fans n'apprécieraient pas un Floyd sans Waters. Je ne savais pas qu'ils seraient si peu."

    30 avril 88 : Après 725 semaines de présence ininterrompue, "Dark Side Of The Moon" quitte les chants US... pour y rentrer une semaine après.

    Juin 88 : Tournée européenne de Pink Floyd, se poursuivant jusqu' en août. Dates françaises : Nantes le 10/6, château de Versailles (une première) les 21 et 22, Montpellier le 17/7, Nice le 24 et Lille le 28.

    Septembre 88 : Retour aux USA : Pink Floyd, donne Son 12ème concert dans la région de New York. Ils ont joué pour 280 000 personnes à NY et sont passés devant 4 millions de spectateurs au total.

    14 novembre 88 : Sortie de "Delicate Sound Of Thunder", second album live de la carrière te du Floyd. Il se vendra à 11 millions d'exemplaires dans le monde. Les Floyd sont huit sur scene, la réaction du public a redonné au groupe une "confiance totale''.

    15 juillet 89 : Concert à Venise, sur une barge, retransmis en mondiovision. Avril 90 : Sortie du disque de Roé chez Barclay, avec solo de Gilmour sur "Como El Agua".

    30 juin 90 : Le Floyd clôture le festival de charité de Knebworth devant 120 000 fans après des apparitions de Status Quo, Page et Plant, Genesis, Elton John, Clapton, etc. Le Floyd joue "Shine On You Crazy Diarnond", "The Great Gig In The Sky", 'Wish You Were Here" et "Comfortably Numb". Pour ne pas léser les fans, ni l'oeuvre charitable, le Floyd met 60 000 Livres de sa poche dans les effets spéciaux.

    21 juillet : Roger Waters organise un spectacle "The Wall" à Berlin avec Bryan Adams, Cyndi Lauper, Ute Lemper, les Scorpions, Thomas Dolby, Joni Mitchell, Van Morrison, Sinead O'Connor et Marianne Faithfull.Waters : "Il faut que les gens comprennent que The Wall est mon oeuvre et le restera toujours".

    Juin 93
    : Gilmour participe à l'album de Paul Rodgers, "Muddy Waters Blues", il joue sur "Standing Around Crying" rare occasion d'entendre le guitariste du Floyd jouer le Blues...

    29 mars 94 : Sortie de "The Division Bell". Les paroles de certains titres sont co-écrits par la petite amie joumaliste de Gilmour, Polly Samson.

    30 mars : Démarrage de la tournée à Miami au Joe Robbie Stadium.

    30, 31 juillet : Pink Floyd au Château de Chantilly (hippodrome).

    9 août : Montpellier (espace Grammont).

    11 août : Bordeaux (esplanade des Quinconces).

    9 septembre : Strasbourg (stade de la Meinau).

    11 septembre : Lyon (stade Gerland).

    pace et au fisc.

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